lundi 27 juillet 2009

Best Song Ever (épisode 9): Live Forever par Oasis

Là encore c'est du lourd, la première grande chanson d'un groupe énorme, song qui lança la carrière du gang de lads de Manchester. La légende raconte que lorsque Noel Gallagher joua cette chanson aux autres membres du groupe de son frangin, Rain, qu'il venait de rejoindre, Bonehead, le second guitariste, se mit à pleurer devant telle beauté... Les quatre rescapés de Rain donnèrent sans broncher les rênes du groupe au génial frère Gallagher qui, ils l'avaient compris, allait les emmener vers les sommets.

Issue d'un premier album époustouflant (Definitely Maybe), Live Forever est le premier grand hymne qui rapprocha Noel de ses idoles absolues de Liverpool, et la première d'une grande série d'enormes chansons pop qui sont rentrées dans la légende. Certainement le songwriter le plus doué des 90's avec Billy Corgan (qui s'est quelque peu perdu depuis) Sieur Gallagher réussit ici à créer la magie d'une chanson intemporelle avec des accords simples et connus de tous. C'est ça le génie des grands artistes que de faire de l'éternel avec de simples ingrédients.

Une grande émotion parsème chaque écoute de ce fabuleux titre qui se termine par un solo de guitare au diapason de l'ensemble qui finit de nous transporter loin de ces fades contrées... C'est beau.

A voir sur youtube une version acoustique restée dans les annales pour l'émission de MTV Most Wanted:

samedi 25 juillet 2009

Jamie Cullum & Sophie Hunger à Fourvière (23/07/09)

Et bien voilà une superbe soirée. Une belle et surprenante découverte suivie d'une confirmation d'un talent scénique qui a peu d'équivalent. Encore une fois je me répète, mais quel plaisir de se retrouver dans ce lieu magique et lorsque l'on voit de tels artistes y provoquer des sensations euphorisantes intenses ca devient l'extase.

Ca commence par la suissesse Sophie Hunger qui vient de publier un premier album encensé par la critique et il faut dire qu'il y a de quoi. Une voix puissante qui reussit à rester tout en subtilité, un éventail d'atmosphères passant de l'acoustique d'un piano à un déferlement de guitares striées rappelant l'époque bénite de The Bends de Radiohead, on est subjugué par autant de talent, d'énergie et de don de soi... On sera gratifié d'une belle version détournée du 'Le vent l'emportera' de Noir Désir ainsi que d'un clin d'oeil au King of Pop et 'Man in the Mirror' solo piano... Une grande artiste est née...

Par encore remis de ces émotions fortes que le showman Jamie Cullum entre en scène pour embraser le vieux théatre antique deux heures durant. Ce type là a tout, la voix, le talent, la décontraction des gens heureux de communiquer leur bonheur de la musique. L'un des meilleurs concerts de l'année, loin s'en faut, et certainement l'un de ceux où je me suis le plus amusé depuis fort longtemps... On a tout eu, même une improvisation unplugged et à capella du groupe en plein milieu de la fosse, incroyable...! Après deux heures de folie, de bonds dans tous les sens, de communication d'un plaisir formidable il réussit l'exploit de nous faire tous chavirer par une reprise solo piano du grand 'High and Dry' de Radiohead auquel il apporte une émotion à fleur de peau qui me donna des frissons... D'une grande beauté...

MRM Crew
Jamie Cullum sur youtube:

Best Song Ever (épisode 8): Come As You Are par Nirvana

Back to the early 90's pour ce huitième épisode avec les fers de lance du son de Seattle qui, de part leur succès mondial aussi fulgurant que phénoménal, allèrent allumer les feux de la rampe autour de la ville de Jimi Hendrix et permettre à une génération bénie de groupes de surfer sur la vague (Soundgarden, Alice in Chains, Pearl Jam... etc).

Avec Kurt Cobain and consorts on reste dans cette énergie brute des débuts. Cobain écrivait des pop songs parfaites dynamitées sur l'autel de la six cordes rugissante et dissonante à la Sonic Youth avec le saupoudrage moments lents et rage éructée à la Pixies (deux influences majeures du groupe).

Ici, cet alliage atteint des sommets, on assiste médusé au décollage d'un groupe légendaire. Symbole de l'osmose du combo ca démarre par une basse lancinante de Novoselic sur un phrasé accrocheur et tellement swing, arrive ensuite la voix de l'ange blond sur une mélodie vocale au diapason, le tout recouvert de la batterie d'un Dave Grohl énorme qui prend l'espace pour mieux le restituer à ces deux acolytes (et ainsi les mettre superbement en valeur) au fur et à mesure des montées, redescentes avant l'explosion sonique. Une leçon digne des grand Bonham ou Moon...

Superbement jouissif...

vendredi 24 juillet 2009

Best Song Ever (épisode 7): Blue Suede Shoes par Elvis Presley


Well it's one for the Money, Two for the Show...


Un autre monument du rock pour ce septième épisode. On revient à l'origine même du rock, là où tout à commencé, là où l'étincelle a été lancée par un jeune homme de dix huit ans qui allait devenir le passeur, le déclencheur, l'homme providentiel du mouvement rock. Il y a eu un avant et un après premier album éponyme d'Elvis. Après quelques 45 tours ébouffirants pour Sun Records et le légendaire Sam Phillips qui l'enregistra, le futur King grave son premier album chez RCA dont l'ouverture est scellée par ce monumental 'Blue Suede Shoes'.

L'essence même du rock. Elvis insuffle dans ce morceau de rythm n' blues de Carl Perkins une énergie nouvelle, un souffle incandescent encore jamais gravé sur sillon. Il y a tout: le swing, le rythme syncopé, l'intonation, le charisme, l'incandescence et même le solo de guitare électrique. Le Rock vient de naitre et bouleversera à jamais les décennies suivantes...

Ce qui marque ici c'est l'energie, le feeling transmis. On touche là le coeur du rock et ca parait tellement évident. Grandissimement éloquent. Ca fait un paquet d'années que j'ai également des Blue Suede Shoes (version Adidas puis Puma, modernité oblige...) et à chaque fois je pense à cette song intemporelle et je fais partie du truc...

A écouter sur Deezer et un album à avoir absolument dans sa discothèque
http://www-v3.deezer.com/fr/#music/result/all/presley

mercredi 22 juillet 2009

Best Song Ever (épisode 6): I Fought the Law par The Clash

On reste dans l'esprit des pionniers à la recherche du frisson originel avec ce sixième épisode consacré au mythique et bien nommé 'I fought the law' repris par The Clash.

Initialement écrite par Sonny Curtis en 1959, cette song sent bon le rock and roll des débuts. Les Clash apportent une rage décadente, une énergie brute qui vient des tripes assez bluffante. Ils réinventent la chanson, se la réapproprient pour finalement la transcender. Le propos est complètement celui du mouvement punk naissant de l'époque qui n' a pour d'autre objectif que de donner un grand coup dans la fourmilière, sans se soucier du lendemain, on verra bien...

Ce qui sidère ici c'est une nouvelle fois la simplicité associée à une authenticité profonde et à une énergie nouvelle, communicative et fédératrice... En somme un grand moment de pur rock and roll, sur cette chanson, comme sur le reste de leur premier album éponyme absolument magistral, The Clash retrouve la fougue, l'envie et l'enthousiasme des débuts du rock. Le même esprit que celui du Elvis des Sun Sessions ou des premiers enregistrements pour RCA.

Des enregistrements avec une âme...

MRM Crew.

A voir un live sur youtube:
http://www.youtube.com/watch?v=16u0wwCfoJ4
ou sur Deezer:

mardi 21 juillet 2009

Best Song Ever (épisode 5): Strawberry Fields Forever par The Beatles

Comment ne pas continuer notre exploration sans passer par la case Beatles... Impossible, et encore plus difficile de détacher une song de leur fabuleux répertoire. On le sait, ils ont quasimment poser les jalons de la pop musique dans les années 60 et leur oeuvre toute entière reste un chef d'oeuvre que tout mélomane averti collectionnera avec passion pour encore un paquet de décennies.

Issue du Magical Mystery Tour, Strawberry Fields Forever se détache par son caractère rêveur, tout en apesanteur, orchestré autour d'une batterie avant gardiste pour l'époque (le son, la syncope, tout est en avance). Les arrangements de cordes et d'instruments à vent sont légers, aériens et apportent une conotation médiévale détonnante. La voix endormie de John nous plonge dans un léger sommeil songeur avant ne nous faire plonger avec elle dans un trou d'air pour mieux nous faire planer au dessus de ces champs de fraise stellaires. Et le retour de bâton instrumental relevant et cloturant le morceau est inattendu et salvateur dans son approche libre et éclatante.

Superbe tout simplement.

MRM Crew

A voir sur youtube une fabuleuse reprise par Ben Harper

lundi 20 juillet 2009

Best Song Ever (épisode 4): There She Goes par The La's

Pour cet épisode 4 on touche là au sublime. L'essence même de la beauté pop intemporelle. Ce Lee Mavers est un véritable génie, cette chanson est tout simplement sublime. D'une simplicité déconcertante, mais c'est bien l'apanage des génies de réussir à toucher la perfection avec des accords basiques, cette chanson reste scotchée à votre cerveau dès la première écoute.

Cette song est comme une drogue dure, on l'entend, on la laisse respirer entre nos oreilles et l'addiction est immédiate, on ne peut plus s'en passer. D'ailleurs, de manière assez ironique (peut-être même cynique) Lee Mavers a, certainement, écrit sur un refrain, une tonalité, une mélodie des plus suaves et purs la chanson définitive sur l'héroine (lire les paroles entre les lignes...).

Mélodie venue d'ailleurs, elle sublime ce premier et unique album éponyme d'un groupe qui aurait dû être le digne sucesseur des Beatles si son leader lunaire, tel un Syd Barrett version 90's, n'avait pas décidé de ne plus rien enregistrer après l'épreuve terrible de ce premier album interminable qui ne restituait pas selon lui l'essence même des mélodies qu'il composait (voir le post sur ce blog concernant l'album). Une écoute immédiate de l'album est indispensable sous peine de passer à coté d'un des plus beaux joyaux de la pop

MRM Crew

A lire également sur ce même blog
Et à voir chez Letterman on youtube:

dimanche 19 juillet 2009

Best Song Ever (épisode 3): Undone (The Sweater Song) par Weezer

Suite de notre quête avec cette fois-ci un détour vers la plus pure indie power pop song de ces 20 dernières années. Issue du premier album de Weezer, communément appelé The Blue Album par les fans (album éponyme avec une pochette bleue), ca débute par un break de batterie laid back qui donne le ton, puis suit un arpège lascif, aérien et hypnotique sur lequel on peut entendre une conversation ultra superficielle à l'américaine, typique, avant que ne soit lancée la song et ne débarque le refrain power pop ultime.

C'est frais, c'est jouissif, avec ce son typiquement indie 90's, les choeurs un peu bancales et sonnant presque faux sont du coup superbes, les relances de soli de guitare entrainantes et le final furieux sous fond de 'ouh ouh' sous acide jubilatoire... Une grande et magnifique indie pop song.

D'ailleurs tout l'album est excellent, on se rappelle du clip ultra fun de Buddy Holly avec sa repique 50's d'Happy Days. On tombe sur une chanson coup de coeur avec 'In the Garage' et on termine avec l'épique 'Only in Dreams'. Un excellent album, sans prétention, qui dans son genre restera dans les annales.

MRM Crew
A écouter sur Deezer

vendredi 17 juillet 2009

Best Song Ever (épisode 2): Hooch par les Melvins


On reste dans le lourd et dévastateur pour ce second épisode de la Best Song Ever en faisant un détour par la song d'introduction du mythique Houdini des Melvins. Datant de 93 ce fantastique album sombre, pesant et hanté s'ouvre par cet Hooch déstructeur basé sur un riff simple, puissant tout en sacade blues-esque avant de s'envoler sur un refain d'une suite d'accords séminaux qui portent la voix rauque, grave et imposante de King Buzzo, qui symbolise à lui seul le rock indé stoner dont les Melvins auront été les précurseurs.


Ici on prend une baffe, puis une autre, puis des allers retours sur le refrain. C'est lourd, c'est abysal et ca vous emporte complètement telle la vague inattendue qui vous soulève, vous transporte avant de vous fracasser contre les rochers du bord de mer. En live c'est énorme (vécue et approuvée lors de la récente prestation des ces légendes de l'underground à l'élysée montmartre le 11/09/08) et la jouissance regressive et primale ressentie devrait être reconnue d'utilité publique.

La chanson a été produite par The Melvins & Kurt Cobain qui jouera de la guitare et même de la batterie sur certains morceaux de l'historique Houdini.

MRM Crew


A lire sur ce blog le concert à l'élysée montmartre en 2008:

lundi 13 juillet 2009

The Warlocks à la Maroquinerie (10/7/09)

Et voilà, encore un groupe culte énorme d'une intégrité flagrante, qui défend son idée d'un rock psychédélique cramé avec classe et élégance, qui mériterait une plus large audience. La Maroquinerie (salle claustrophobique et rock par excellence que j'adore) était pleine et l'enthousiasme débordant et acharné des quelques 200 convives faisait plaisir à voir. Je me délecte encore de cette ambiance enthousiaste et chaleureuse.

Les Warlocks surefent sur les vagues psyché, psychotropes, d'un rock sombre qui exploite la face ultime du blues rock des origines, comme le petit frère caché du rock traditionnel qui vécut et grandit avec l'appui d'un cercle resserré de musiciens, loin des frasques et de la médiatisation de son frangin dépouillé et perverti par l'exposition médiatique... Au sein de cette fratrie occulte, les Warlocks partagent la table avec les grandioses Brian Jonestown Massacre, les fabuleux Black Rebel Mortorcycle Club (il est d'ailleurs saisissant de constater à quel point tous ces groupes gravitent, ou ont gravité, autour des BJM et du Roi lunaire Anton Newcombe...) et ont pour cousins plus agés les Jesus and Mary Chain et autres mystico mystiques My Bloody Valentine.

C'est planant, souvent puissant et presque toujours groovy. C'est sombre et explore la face cachée du rock tout en gardant cette lueur d'espoir qui rend le voyage risqué, constamment au bord du précipice (mais pour mieux le contempler), mais tellement euphorisant et libérateur...

Avec Surgery, les Warlocks avaient pourtant offert un album d'une beauté sombre et lumineuse incomparable et n'avaient reçu à l'époque toute l'attention qu'ils méritaient... Amis rockeurs avides d'authenticité et de retour à la basique pulsion du rock allez prêter une oreille attentive aux sublimissimes Warlocks.

MRM Crew

A écouter ici:

vendredi 10 juillet 2009

Best Song Ever (épisode 1): Ugly in the Morning par Faith No More

Nouvelle Rubrique en ces colonnes, the Best Song Ever, où la revue d'une chanson cultissime, encore accrochée au firmament des chansons bénies des Dieux ou tout simplement oubliée...

Et on frappe un gros coup avec l'inauguration de ce nouveau rendez-vous par le mythique 'Ugly in the morning' de Faith No More. Bien placée en 8ième position de l'album 'King for a Day, Fool for a Lifetime' de 95, cette chanson au gôut fusion de l'époque commence par des petits aprèges sympathiques sur le couplet pour littéralement exploser nos oreilles sur le refrain avec une puissance sidérante. 'Dont look at me I'm ugly in the morning' éructe Mike Patton sur le refrain avec un chant qui rentre littéralement en transe et nous emporte inexorablement dans sa chute vertigineuse par sa puissance et sa conviction qui vous donne la chair de poule... C'est puissant, innattendu et complètement jubilatoire, un bon trip régressif et primaire qui vient des entrailles et vous interpelle par sa vérité... On est bluffé, on en redemande et l'on est exaucé de par la succession sur l'album d'un tryptique dantesque et hétéroclite Digging the Grave- Take this Bottle - King for a Day qui représente de la meilleure manière le talent polyphorme de ce groupe capable de tout jouer.

C'est sûr, le rendez-vous de Rock en Seine va être grand...

MRM Crew

PS: chanson à écouter sur Deezer: http://www.deezer.com/fr#music/result/all/faith no more et un live de 95 sur youtube: http://www.youtube.com/watch?v=g-pDUGIyd9Y

lundi 6 juillet 2009

Blur à Fourvière

L'évènement de ce début d'été s'est produit hier soir au Théâtre Antique de Fourvière avec le seul concert en France, et même seul concert en dehors du Royaume-Uni, pour la reformation du Blur historique avec le retour du guitariste honni Graham Coxon. Damon Albarn est lui aussi tombé amoureux de ce lieu magique chargé d'histoire puisqu'il y revient pour la troisième année consécutive après le fabuleux concert de The Good, The Bad and the Queen (l'un des tous meilleurs spectacles auquel il m'ait été donné d'assister dans cet antre romaine millénaire) et la présentation de son label de musique d'obédience africaine l'année dernière.

Damon adore ce lieu magique à l'acoustique parfaite et on ne peut que le comprendre. Je me répète, mais Fourvière c'est de loin, pour moi, le meilleur endroit pour assister à une perfomance sonore. Plus que l'acoustique sublime, un décor d'une beauté ancestrale, c'est bien l'âme de ce lieu béni des dieux qui attire l'attention.

Dans un théatre survolté, Blur a réussi une belle performance en présentant chaque moment de sa carrière, se permettant même de délaisser le pourtant sublime dernier album paru (Think Tank en 2003) dont le seul single initial ' Out of Time' fut joué. Je l'avoue sans peine, je n'étais pas un grand fan de leurs premiers albums et jusqu'à 'The Great Escape' je ne prêtais qu'une oreille attentive au groupe préférant, dans la stupide gué-guerre britpopesque Blur Vs. Oasis, me ranger du côté des branleurs de Manchester. Et c'est vraiment la sortie du baré rock indé album éponyme de 97 qui changea la donne. J'avais été renversé par leur remise en cause complète et l'accent déluré, dissonant porté aux arrangements des chansons. Une extase hallucinée qui se prolongea avec l'album '13' et trouva finalement des débouchés world electro sur le fabuleux 'Think Tank' surlequel Coxon n'enregistra qu'une chanson. Une belle leçon de remise en cause permanente et de tentative d'exploration au seul but de faire avancer sa musique. J'ai vraiment beaucoup de respect pour ces musiciens et bien entendu Mister Albarn, touche à tout de génie qui excelle dans chacune de ses aventures (Gorillaz, The Good the Bad and the Queen, etc...) et le brillant guitariste Graham Coxon, aperçu récemment au Bataclan aux côtés de Pete Doherty.

Au final, une belle réussite et une grande mise en relief de l'évolution du groupe, même si en fan transi de la seconde partie du parcours j'aurai aimé que l'on s'attarde un peu plus sur cette partie du chemin (mais les sessions du Bataclan et de l'Olympia de 2003 m'avaient comblé à l'époque). Petit bémol, la guitare de Coxon était un peu trop mixée en retrait à mon goût, mais on va pas chipoter, c'était déjà beau de se retrouver dans ce lieu magique pour voir revivre les compos d'un groupe de légende.

MRM Crew

Definitely Off the Wall

Tout à été dit sur la carrière du King of Pop. Bien qu'il était déjà mort musicalement depuis 91 et la sortie de son dernier grand disque, c'est avec une grande et sincère émotion que nous souhaitons rendre hommage à M. Jackson. Comme pour de nombreuses personnes, sa disparition signifie d'abord la perte d'une partie de notre jeunesse, ils nous à accompagner musicalement pendant cette période et a su synthétiser, stigmatiser son époque, jusque dans ses plus déstructeurs excès...

MRM Mister Jackson top 10:

1. Man in the Mirror (Bad)
2. Rock with you (Off the Wall)
3. The Girl is Mine (With Paul Mc Cartney, Thriller)
4. Off The Wall (Off the Wall)
5. Remember the time (Dangerous)
6. Billie Jean (Thriller)
7. Bad (Bad)
8. She drives me Wild (Dangerous)
9. Blame it on the Boogie (The Jacksons)
10. Liberian Girl (Bad)

Rest in Peace.

MRM Crew

lundi 19 janvier 2009

Grandiose Animal Collective

J'avais sciemment décidé de prendre congé temporairement mais durablement de la blogosphère musicale et de laisser de côté l'écriture expérimentale de ce blog dédié aux coups de coeur et élans musicaux de Mind Riot Music. Et bien le coup de coeur, voire presque coup de foudre, s'est manifesté au Bataclan vendredi dernier (16 janvier 2009) sous la forme du prodigieux concert des américains de Animal Collective.

Après une telle claque, je n'avais d'autre alternative que de reprendre la plume pour m'extasier devant telle bravour, devant une ingéniosité si exaltante et l'expression d'un lyrisme moderne brillant, enjoué et tellement en avance sur son temps. J'avais laissé le groupe au détour d'un album bruitiste, inventif et énervé, mais quelque peu inaccessible par moments (Strawberry Jam sorti en 2007) pour retrouver un groupe tout aussi explorateur mais ayant cette fois-ci décidé de surfer avec l'esprit qui enjoua les plus grandes heures de Brian Wilson du temps du monument 'Pet Sounds'.

C'est vraiment ce qui interpelle et envôute le plus sur cet album: la tentative au combien réussie de créer un univers harmonique vocal capable de transcender les mélodies lumineuses post modernes du trio. Un album plus lent, plus aérien, plus féérique. Un univers tellement singulier et à des années lumières de pauvres suiveurs paumés et tellement terre à terre (MGMT en tête...).

L'avenir nous dira comment ce 'Merriweather Post Pavillion' deviendra un album de légende. Succès populaire triomphant d'un groupe culte explosant enfin et redonnant à la pop musique toutes ses lettres de noblesse en récocniliant avant-gardiste, suiveurs, esthètes et grand public, ouvrant la voie à un nouveau courant, ou tout simplement un succès d'estime mais une influence profonde sur des générations entières de musiciens? La vérité est peut-être ailleurs mais diable que ce groupe a pu pour quelques années, quelques jours ou peut-être simplement quelques heures raviver des foyers que l'on croyait, en ces temps incertains et sombres, pour de bon épuisés. Bravo à eux, le premier monument de 2009 qui donne le ton et place déjà la barre très haut...

MRM crew

dimanche 21 septembre 2008

Le retour du Suprême

C'est l'évènement hip de cette rentrée à ne pas manquer, la soirée parisienne à 60€ où il faut être présent... Le Suprême NTM re-envaillit Bercy pour 5 soirées sold-out depuis des mois et une reformation improbable de l'un des plus grands groupes français de ces 20 dernières années (au même niveau on ne peut guère citer que Noir Désir, IAM... et puis c'est tout)... On est donc là en ce vendredi 19 septembre pour le second concert de la reformation avec un plaisir non dissimulé de pouvoir enfin voir ce groupe mythique nous balancer en pleine face leurs textes si brillants, cisaillant avec précision une réalité sociale et politique toujours d'actualité 15 ans après...

Première surprise le public: trentenaires, quadras bcbg... Et oui le public a veilli lui aussi et peut mettre jusqu'à 110€ pour voir les idôles de leur jeunesse... Changement d'ambiance... Le show démarre sur les chapeaux de roue, les deux acolytes sont au sommet, ils mettent Bercy en ébullition... Et ca va être comme ça deux heures durant... Une phénoménale débauche d'energie, Bercy n'est plus une salle de spectacle mais devient une véritable arêne romaine, une ambiance de feu et un plaisir jouissif non contrôlé, partagé et essaimé... Une vraie pure sensation, une décharge d'adrénaline, une immersion dans un passé pas si lointain et tellement présent... Une sacrée baffe et tout ça malgré une acoustique scandaleuse... Au niveau du son c'est de loin le pire concert de ma vie à Bercy, c'est inaudible, on ne comprend pas les paroles (heureusement qu'on les connait) et lorsqu'ils parlent entre les songs se lance une opération décryptage qui échoue lamentablement à chaque fois... Ca c'est vraiment naze, le son gache le plaisir... Ca aurait été tellement immense avec une acoustique digne de ce nom...

MRM Crew

dimanche 14 septembre 2008

Jazz à la Villette

Une fois n'est pas coutûme, commençons ce triptyque par la fin et le concert de la légende Lalo Schifrin dans la Grande Halle Charlie Parker. C'est ce qu'on appelle la Grande Classe. Une acoustique époustouflante (on entend même la maracas au milieu d'une cinquantaine d'instruments) une formation jazz classique piano, batterie, contrebasse aidée par l'orchestre d'Ile de France ainsi que deux solistes jazzmen de haut vol triés sur le volet au saxo et à la trompette pour trois heures de concert magnifique... Une relecture des grands hommes du jazz, revigorés, transcendés par des arrangements subtiles, classieux, presque féeriques de M. Schifrin. Sa patte est reconnaissable, magnifique de douceur et d'intensité, sa clairvoyance mélodique bluffante (on a droit à un échange singulier entre les musiques de Stravinsky et de Charlie Parker, d'une confondante évidence harmonique selon le maître (sic!))... Toutes les légendes du jazz sont resuscitées par le Maître: Gillespie, Monk, Bird... Quel bonheur en ces temps de musique saccagée par la compression, les échanges de fichiers de sous-qualité par rapport aux enregistrements originaux voulus par les artistes, de ré-entendre de la musique acoustique si belle, si pleine de nuances, qui nous caresse l'oreille et met tous nos sens en éveil devant un déferlement de sons variés, distincts et parfaits... La beauté, la vraie...

La veille, les Chicagoens de Tortoise ont su magnifiquement montrer ce que leur post-rock expérimental et explorateur devait aux grands noms du free-jazz... On a ici une filiation naturelle en terme de volonté de créer autrement une musique moderne et en phase avec son temps... Un bel effort... Un groupe qui va de l'avant et tente de faire avancer les choses...

Trois jours plus tôt on entamait ce festival inventif et courageux par une vraie expérience sonore: la rencontre Pierre Henry (fer de lance de la musique concrète) et Eric trufaz pour une relecture d'une oeuvre de Monsieur Henry datant de 1963... Je ne suis pas assez érudit musical pour me permettre une quelconque analyse de la performance et resterai donc cantonner à mes impressions: Après 10 minutes difficiles je suis pleinement rentré dans la musique, la suite de sons concrets a commencé à prendre sens, les interventions de Trufaz ont continué à embellir mélodiquement l'ensemble et le voyage aux contrées de terrains sonores inconnus à pû commencer. C'est déconcertant lorsque l'on s'aperçoit que notre oreille est vraiment formatée à une idée bien précise du beau, de la mélodie, d'un enchainement de notes dites harmonieuses... mais dès que l'on sort des sentiers battus, que les sons ne caressent plus l'oreille on a instinctivement un rejet qui s'insinue et on s'arrête là... Alors qu'en donnant sa chance aux sons, à leur concepteur, en prenant sur soi pour franchir cette première barrière acquise et non înnée on s'aperçoit qu'une autre perception est possible, qu'un autre maelstrom sonore est possible, ouvrant la porte à d'autres sensations, d'autres voyages... Courage, Ouverture d'esprit et envie de découverte, les maîtres mots de la soirée, les indispensables préalables à un basculement en nouvelles contrées pleines de possible... Une révélation...

MRM Crew

The Melvins à l'Elysée Montmartre

Le groupe de rock indé culte par excellence. Idolâtré par Kurt Cobain, influence majeure de toute la scène de Seattle de l'époque, précurseurs du Rock Stoner dans lequel se sont engouffrés ensuite Kyuss et le géniallissime Josh Homme, les Melvins n'ont jamais obtenu la reconnaissance publique, voire même critique que leur talent, leur contribution au rock des 90's et 00's, leur intégrité et refus de tout compromis leur aurait mérité... Qu'importe, ils s'en foutent complètement de toutes ces conneries et continuent de donner des shows exceptionnels à travers le monde pour une troupe de fans assidus et toujours présent...

C'est donc à l'Elysée Montmartre, la salle rock par excellence sur Paris, que j'ai eu l'immense honneur de voir ce trio de barjots enflammer une lieu devenu incandescent. une déferlante de puissance lourde, sourde, jouissive avec reflus de guitares embrasées, le jeu cogneur des deux batteurs présent et l'entrelassement des voix du bassiste et de King Buzzo. Sur les titres les plus rapides, les plus incisifs, les plus destructeurs la salle pogote et là s'installe un véritable chaos charmant, une apocalypse heureuse, de la virilité, du contact mais toujours avec respect (si un gars tombe, deux gars vont venir le relever)... Danger et beauté, abandon et don de soi, j'm'en foutisme et engagement extrême, c'est tout ça un concert des Melvins...

MRM Crew

Ps: pour les novices, un album à découvrir de toute urgence, le Houdini de 91 qui a l'honneur de la participation de Cobain sur quelques titres (guitare et batterie...)

Rock en Seine 2008

On parle de Rock en Seine comme d'un festival parisien, hautain, sans ambiance et sans chaleur... C'est sûr que ça n' a pas le côté champêtre des vieilles charrues, ni le côté bucolique de Belfort. Mais celà reste un festival bonne ambiance, dans un décor sublime (le parc national de Saint Cloud), avec une sono parfaite et toujours une programmation léchée qui allie habilement grosses têtes d'affiche, découvertes et des choix 'éditoriaux' sincères et qui vont dans le mille... Une exemple, l'ouverture de la Grande Scène le premier jour par Apocalyptica, un groupe de 'metal classique', une batterie et 4 finlandais qui jouent du métal... avec des violoncelles. Vraiment sidérant d'entendre Seek & Destroy ou Enter Sandman comme si on y était avec la vision de chevelus jouant sur des violoncelles... C'est ça Rock en Seine, un vrai plaisir musical, sensoriel et visuel, un bon esprit... Que du bonheur...

Du premier jour on ressortira la prestation des New Puritans, de la batterie new wave joy divisionienne alimentée par une once d'électro soutenue par une guitare stridante et une voix à propos... Un bon groupe (dont la performance à la Maroquinerie quelques semaines plus tôt m'avait bluffé par sa fraîcheur et son intensité pleine de vérité du moment...). Première baffe de la journée avec Dirty Pretty Things, le groupe de Carl Barat (ex-Libertines), pour un set de vrai rock anglais jubilatoire... Leur second album 'Romance at Short Notice' reprend l'énergie rock post-Clash du premier opus pour y ajouter une teinte de pop qui après une première écoute déconcertante vient irrémédiablement affoler votre cerveau qui en redemande, comme en manque... Une prestation à l'image du groupe: d'une grande sincérité, d'un engagement total... ces gars là se vident les tripes devant nous... c'est ça l'esprit rock... Ensuite on va se divertir quelques minutes devant le show rodé Kaiser Chiefs avant de revenir à une vraie performance hantée, quasi-mystique du grandissime Tricky, qui nous livre un set fiévreux, enfumé comme à l'accoutumé et vraiment trippant... Tel un chef d'orchestre, il va en quelques gestes indiquer la direction à suivre au reste du groupe, initiant solo de basse, de batterie aux endroits clés choisi par le maitre... C'est une expérience quasi mystique, un bel effort... On termine cette belle première journée (chouette ca continue le lendemain) par les dieux vivants de R.E.M. qui nous livrent un concert toutes guitares dehors, à l'image de leur revivifiant dernier album 'Accelerate' le bien nommé... M. Stipe a un tel charisme, une telle présence, Peter Buck un tel son luxuriant bien à lui et Mike Mills un tel complément vocal à Stipe qu'une nouvelle fois la partie est gagnée haut la main, la tête d'affiche a assuré et remplit son contrat...

Deuxième journée de plaisir entamée avec le set bucolique de DB Clifford. Assis dans l'herbe, le soleil baignant nos visages, on se laisse bercer par une douce musique soul d'obédience funk et éléctro. Ca commence plutôt bien. Le premier choc de la journée c'est Jamie Lidell qui l'assène. Avec sa voix de crooner il expérimente sur scène, enregistre en direct des samples de sa voix qu'il va mettre en boucles pour reproduire les mélodies de ses chansons. Sur scène il n'est aidé que d'un exceptionnel batteur. C'est l'esprit électro au service d'une voix chaude et saisissante... C'est juste superbe, un grand artiste innovateur et prenant des risques... The Roots font le boulot, comme d'hab ils enflamment Rock en Seine de leur soul/funk/hip-hop rock, ils mettent le feu. Le sommet de la soirée c'est le hold-up réussi des Raconteurs, où Jack White et Brendan Benson un duo de songwriters hors pairs... Si ils continuent comme ça ils seront les Marr/Morrissey, Lennon/Mc Cartney, Page/Plant du rock folk indé US... D'ailleurs ils sont plus proches du duo de Liverpool que des deux autres, entre autres par cette faculté à se répondre vocalement sur scène... Brendan apporte son aisance pop et harmonique tout en délicatesse, Jack apporte l'énergie dévastatrice du blues et de la simplicité... Vraiment, déjà un grand duo de songwriters, et ils vont faire mieux, je parierai gros la dessus... L'absence de Amy Winehouse une déception? Ouais, mais surtout la chance de donner à The Streets l'honneur de cloturer cette sixième édition, et il s'en tire haut la moins le Skinner, son humour, sa dérision, la précision des ses textes ont fait un malheur, les 'original Pirate materials' ont fait dignement terminer cette belle sixième édition... Et comme d'habitude on quitte le domaine en se disant que l'année prochaine on va revenir et que l'on a déjà hâte d'y être...

dimanche 7 septembre 2008

The Last Shadow Puppets

The Last Shadow Puppets ont joué l'unique date française d'une mini tournée à L'Olympia le 26 Août dernier avec l'aide d'un orchestre et l'appui de James Ford himself (excellent producteur des Last Shadow Puppets, des Arctic Monkeys et des Klaxons entre autres...) à la batterie pour une soirée de gala exceptionnelle sur le papier car rare...

Au final, je dois avouer que l'attente était tellement grande que je ressors quelque peu déçu... C'était bien mais après avoir écumer avec délice le premier album de ce super groupe (formé par le leader des Arctic Monkeys: Alex Turner et le leader des Rascals: Miles Kane) je m'attendais à retrouver le charme désuet de cette british pop orchestrée (les arrangements de cordes donnent une dimension élégiaque et romantique aux compositions du duo) tellement classieuse et rappelant les grandes heures et les maitres du genre (Beatles, Bacharach, Spector...). Dire que ces deux garnements ont un peu plus de la vingtaine... Du grand art, un déjà classic intemporel à recommander à tous les mélomanes amoureux de mélodies, de douceur et de grâce...

En fait, la prestation d'ensemble était à mon sens amoindrie par un mixage mettant trop au second plan l'orchestre et à des prises de sons voix pas assez nettes (trop de reverberation)... C'est bien dommage car avec quelques réglages on passait de la catégorie bonne soirée à soirée imparable et qui reste défintivement graver en mémoire...

On attends avec impatience la suite des aventures musicales de Turner et Kane avec leurs groupes respectifs (la rumeur annonce la production de prochaines chansons des Monkeys par l'immense Josh Homme des Queens of the Stone Age... Si c'est la cas c'est une rencontre stratosphérique qui risque de valoir le détour)... Turner s'annonce d'ores et déjà comme l'un (peut-etre le) des meilleurs songwriter de la nouvelle génération...

MRM Crew

jeudi 4 septembre 2008

RATM à Rock en Seine

Ils arrivent sur scène en blouse jaune de détenus de Guantanamo avec un sac sur la tête comme parés pour une éxecution imminente: celle de notre société capitaliste et propulsent affublés de la sorte un 'Bombtrack' jouissif qui nous remet illico 15 années en arrière... On se prend à se remémorrer la baffe monumentale prise lors de l'écoute du premier album du groupe en 93 qu'un ami chercheur de son nous avait copié sur K7...

On pourra dire ce que l'on veut: que la section rythmique (Timmy C., Brad Wilk, Tom Morello) après avoir engrangé des millions de dollars en 3 albums mielleux, honteux de leur passé, avec une autre légende des années 90, Chris Cornell chanteur des fantastiques Soundgarden (l'un des groupes les plus vénérés du Seatlle sound pré- éclosion Nirvana) ne mérite plus notre respect, que le groupe revient juste pour empocher les larges cachets proposés par les gros festivals, que depuis les années 90 rien n'a changé et que donc leurs compositions n'ont aucun effet et que c'est juste de la regression post ado pour bobos trentenaires qui veulent se souvenir du temps où ils voulaient faire croire qu'ils étaient de vrais rebels dans l'âme écoutant RATM, les Red Ho, mais pas Public Ennemy car quand même c'est un peu trop dans la violence ghetto et de temps en temps Noir Désir pour la version française du 'Fuck You I won't do what you tell me...'.

Oui, peut-être... Sauf que là, au moment présent où à Rock en Seine on entend ces chansons, on ressent cette force, cette énergie, cette volonté d'éveiller les consciences et bien on est forcé de reconnaitre la vérité du moment et l'incroyable acuité des textes et des sons produits... 15 ans après tout ceci reste d'une actualité déconcertante, comme la reformation de NTM nous le fera ressentir dans quelques semaines à Bercy... Il est grand temps de repenser nos acquis, à la lumière de notre expérience cette fois... Rien n'est jamais perdu, tout reste encore à déconstruire et à réinventer...

On reste sidéré par l'originalité du son RATM, la prédominence de la basse groovy à souhait, la performation constante des fûts et l'extrême inventivité et créativité d'un Tom Morello brillant défricheur de sons à la guitare... Il en joue comme personne et apporte ce côté universel et intemporel à la musique de RATM... Sans oublier les textes au cordeau dévérsés par l'âme activiste du Groupe Zack de La Rocha, le seul dans cette expédition qui ne se soit pas mouillé depuis la séparation du groupe en 2000 dans quelque formation douteuse soucieuse d'engranger du cash plutôt que de grands disques de musique moderne... Bien dommage que la collaboration de la Rocha/DJ Shadow n'ait officiellement accouché que du classique brûlot anti guerre en Irak publié librement sur le net en 2003...

Une telle intense émotion fait complètement revivre, on se sait vivant et prêt à repartir au combat, certainement sans la naiveté et l'insouciance de notre adolescence mais avec la force résolue des experimentés... Et si l'évolution de nos sociétés et de nos mentalités passait par la génération des ados élévés au son RATM?
MRM Crew

mardi 12 août 2008

New Logo and New My Space page for MRM


Very excited to present you the new logo of Mind Riot Music. It has been created by Artist Séverine Cascarino (also responsible for the SPEP album covers and Mind Riot 776 Logo... have a look it's worth the try) and it really embodies the whole MRM experience and will.


Also new the My Space page for Mind Riot Music, where you can listen to some tracks from MRM artists: Mind Riot 776, A Free Soul (AFS), Lys Last Stand and SPEP.



Tell us what you think and spread the news.

MRM Crew

Bye Bye Fourvière

En ce vendredi 1er août 2008 c'est malheureusement pour la dernière fois de l'année que l'on se rend, comme un seul homme, dans l'antre de nos rêves pour une ultime session jazz haut de gamme... Venu pour voir Manu Katché Quintet, je reste estomaqué par la performance en première partie de la légende du Jazz Charles Lloyd, accompagné du génialissime percussionniste Zakir Hussain ici aux Tablas, idolâtré en Inde, pour former l'incroyable trio Sangam, accompagné du batteur Eric Harland... C'est tout bonnement fantastique, leur son est d'une richesse et d'une inventivité déconcertante, ce mélange de tablas, de syncopes, d'un jeu de batterie minimal et raffiné, d'incursions free jazz au saxophone, piano, flûte traversière, le tout enrobé par la voix sublime de Zakir Hussain, forment un creuset d'influences, de rencontres entre plusieurs continents, qui ouvrent de vrais nouveaux horizons... C'est rafraichissant, trippant et d'une grande créativité... On reste vraiment bluffé, ravi de voir une musique nouvelle se créer sous nos yeux... On croit rêver lorsque sur le même morceau Charles Lloyd commencera au piano, pour se retrouver à la flûte traversière après une petite session à la batterie... On ne pouvait rêver plus belle apothéose pour cette session estivale dans le plus beau lieu de concert que j'ai pu visiter jusque là... Vivement l'année prochaine... J'allai presque oublier, la soirée se termine par la prestation du groupe de Manu Katché, qui bien que sympathique restera d'un classicisme bon mais sans saveur comparé à la tornade Sangam.

MRM Crew

jeudi 7 août 2008

Massive Attack à Fourvière


Encore une superbe soirée au Théâtre Antique pour le passage des cultissimes Massive Attack. Massive c'est un groupe incontournable dans l'évolution de la musique moderne des années 90, et forcément un groupe majeur de mon évolution musicale personnelle... Avec Blue Lines en 91, ils ont apporté un vent de fraicheur de part leur utilisation magistrale des premiers samplers... En insufflant à leur soul en évolution un rafraichissant mélange de rap laid-back, de scratchs aériens, de basses chaloupées, de voix puissantes, charnelles et frissonnantes, de boucles de beats, tempo décalés, ils ont su créer un son, leur son... Copié, recopié et qui donna naissance à un mouvement le trip-hop, son qu'ils poussèrent une sphère plus loin sur le magnifique Protection tout en clair obscur moderne, pour le faire imploser, le déconstruire et recoller les morceaux pour produire dès 98 sur Mezzanine le son du spleen contemporain, la recontre de l'esprit new wave/cold wave avec l'énergie de l'electro rock sombre et halluciné qui allait envahir le monde au début des années 2000... Un coup magistral... Et bien entendu comment ne pas rappeler que l'immense Tricky a débuté avec le collectif de Bristol et apporté ses textes brillants, son timbre et sa présence incroyable à quelques titres légendaires (Blue Lines, Daydreaming, Karma Coma...). Il y aurait tellement à dire sur les chansons de Massive Attack du sublime Unfinished Sympathy avec sa montée de violons (synthétiques) élégiaque, en passant par l'apaisant Protection, ou encore le grandiose Angel et tant d'autres encore...

Quel honneur, quel bonheur, de les voir dans le cadre somptueux des nuits de fourvière pour un setlist qui fera la part belle aux nouvelles compositions d'un album attendu pour la rentrée... On sort enthousiasmé, les nouveaux morceaux sont dans le ton de Mezzanine avec une coloration nouvelle... Le groupe s'amuse (ils resteront un moment sur scène pour participer au traditionnel lancé de coussin dans un Théatre en ébullition) nous transporte dans leur monde, leur ambiance, leur son... Et comme toujours le show visuel tend à éveiller certaines réflexions (des citations de Voltaire, Rousseau, Mandela mais aussi Staline passent en contre-jour d'un morceau...).

Massive est toujours là, l'Attack est toujours dévastatrice et on en redemande...

MRM Crew

Setlist du concert du 24 Juillet 2008 à Fourvière: All i want - Marooned - Rising son - Teardrop - 16 Seeter - Kingpin - Mezzanine - harpsichord - Red Light - Inertia creeps - Safe from harm - Marakesh / Angel - Unfinished Sympathy - Dobro / Karmacoma

lundi 4 août 2008

Mind Riot 776 Summertime Playlist

Mind Riot 776 summertime playlist, the best 08 tunes for hot summer days...

1. R.E.M.: Supernatural Superserious
2. Beck: Modern Guilt
3. Last Shadow Puppets: Calm like you
4. Spiritualized: Sitting on fire
5. Dirty Pretty Things: Hippy's son
6. R.E.M.: Accelerate
7. Tricky: Council Estate
8. The Raconteurs: You don't understand me
9. The Brian Jonestown Massacre: Just like Kicking Jesus
10. Radiohead: Go Slowly

MR776

vendredi 1 août 2008

'Départ' by A Free Soul (AFS)

'Départ' is the second song from the Debut LP 'The Fall' by A Free Soul (AFS).

This an electro-acid journey starting with a crescendo mix of percussion sounds preparing for the start of the trip to the acid dark side of the electronic music. The acid music sound is again built with a software re-creating the legendary TB 303 emulation.

This song is really the start of The Fall as a result of the 'Burning Mind' (introduction for the LP) and then the core song of the album and its experience. The Fall is some kind of concept album and deserves to be listened to entirely from the first to the last song as it tells a complete story.

One of the most popular song from the MRM village, you can download it as well as 2 other songs from 'The Fall' on http://www.archive.org/search.php?query=creator%3A%28a%20free%20soul%29

Hear more on my space AFS page: http://www.myspace.com/afreesoul69

And listen to AFS albums on Last.fm: http://www.last.fm/music/A+Free+Soul

MRM Crew