The Molotovs à la Machine du Moulin Rouge, certainement le concert le plus court que j'ai jamais vu... Matt et Issey Cartlidge, frère et soeur, 17 et 19 ans et nouvelle sensation punk pop du Royaume Uni... Dit comme ça, ca donne littéralement le tournis...
The Molotovs s'est taillé, très jeune, une solide réputation sur scène en enchainant plus d'une centaine de concerts en Angleterre avant de sortir en début d'année leur premier album, Wasted on Youth.
On pense tout de suite à the Jam et à Paul Weller. Du punk version Mods où l'urgence et les mélodies règnent en maitre. Ca déménage et ca fout la patate. Exactement ce dont on a besoin en ce moment...
Le passage à Paris de The Molotovs pour la promotion de leur debut album était clairement un évènement. Concert sold out des mois à l'avance, ils étaient attendus de pied ferme. L'assistance est très clairement assez âgée, comme souvent à Paris pour les concerts de Rock. C'était déjà comme ça avec les Fontaines DC avant que leur 4ieme LP, Romance, ne les fasse exploser auprès d'un public beaucoup plus jeune.
Ca démarre sur les chapeaux de roue avec Johnny don't be scared et le puissant Rhythm of yourself. On est surpris de voir que c'est la bassiste Issey qui prend tout l'espace et énergise la scène de sa présence magnétique. Matt reste plutôt en retrait même si sa prestation vocale et à la guitare est excellente.
Avec Daydreaming, les londoniens montrent qu'ils peuvent aussi écrire des morceaux plus pop (même si ils ont l'air d'avoir piqué la mélodie au "Girl in the Dirty Shirt" d'Oasis...). Le concert semble lancé et on passe déjà un super moment... Mais patatra, à la fin de la chanson, Matt annonce qu'il a la grippe et qu'il n'arrive plus à chanter...
Il fera une cinquième chanson, ironiquement Today's gonna be our day, avant de s'excuser et de dire qu'il ne peut plus et de s'eclipser de la scène. C'est la confusion, forcément, mais Issey ne se démonte pas et commence, à la basse, la mélodie du Should I Stay or Should I Go des Clashs... L'humour british en quelque sorte... Cette version basse batterie est excellente...
Matt revient sur scène pour un tout dernier morceau, en s'excusant mille fois de devoir mettre un terme à leur prestation... 30 minutes montre en main, même les Libertines en 2003 à l'Elysee Montmartre avaient joué 40 minutes... C'est drôle d'ailleurs car Carl Barat est monté sur scène avec les Molotovs à Londres, quelques jours plus tôt, pour jouer le tout premier single des Libertines : What a Waster (humour british là encore...).
C'était court, intense et franchement on n'avait pas remarqué que Matt était diminué durant les quelques chansons jouées.
On a dejà hâte d'entendre la suite de leurs aventures et de les revoir, un peu plus longtemps sur scène...
A lire également The Libertines au Zenith et en Best Song Ever, Fontaines DC à la Route du Rock 26 ou encore the Clash en Best Song Ever...

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