mardi 22 septembre 2009

Best Song Ever (épisode 46): Sexy Boy par Air

Le voyage fantastique vers de nouveaux horizons se poursuit, et nous voilà encore une fois accompagné de musiciens bien de chez nous... La France a peut être loupé, ou rien compris, à la révolution Rock, qu'à celà ne tienne elle sera le fer de lance de la révolution suivante, celle de l'électronique. Avec Daft Punk, Air aura (et est toujours) été les dynamiteurs d'un mouvement mondial en y apportant ce que des journalistes en mal d'imagination appelleront la french touch.

La basse énorme, ronde et chaude de ce morceau d'anthologie extrait du bien nommé Moon Safari, nous met tout de suite au diapason, la guitare tout en saturation stridente et aérienne, la voix passée à la moulinette du vocodeur, la réverbation enjouée et astrale, tout est ici présent pour nous faire décoller et nous transporter en direction de la lune pour un safari du troisième type...

Le bonheur en toute modernité...

A voir sur youtube un live sur le plateau de NPA: http://www.youtube.com/watch?v=NOul8x5nYwk

vendredi 18 septembre 2009

Best Song Ever (épisode 45): Revolution 909 par Daft Punk

Encore un morceau totalement exceptionnel de musique électronique jouissive, survoltée et fracassante. Cette chanson extraite du premier album fondateur de nos héros nationaux les Daft Punk est une véritable bombe nucléaire de techno funk trance et hallucinée.

Ce premier album, Homework, aura marqué également une génération entière de musiciens qui ne cesseront de se revendiquer du son Daft Punk. Premières super stars du monde techno à jouer complètement des signaux du mouvement en refusant d'apparaitre au grand jour pour ne laisser que leur musique en première ligne. L'esthétique sonore, le son, l'énergie prévalent avec l'oubli de soi et l'abandon total au son comme religion.

Nommé en référence à la fameuse boite à rythmes Roland mythique, la TR-909, ce titre est une invitation au voyage spatial. On se laisse prendre par le rythme, on ferme les yeux et on est parti. C'est toujours aussi fabuleux d'écouter cette song, les sensations sont toujours aussi intenses, l'exaltation toujours aussi fantastique.

Un Monument...

A voir sur youtube la vidéo exceptionnelle, tellement typique de ce qui pouvait être fait à l'époque: http://www.youtube.com/watch?v=kLrWUjMeVaw

mercredi 16 septembre 2009

Best Song Ever (épisode 44): Setting Sun par The Chemical Brothers

On continue avec ces passeurs qui ont réussi à faire émerger ces passerelles entre rock et techno qui ont permis à la musique électronique d'obtenir une reconnaissance populaire. Les Chemical Brothers font partie de cette catégorie de musiciens hors normes, talentueux, inventifs... Et toujours en aussi grande forme à l'heure actuelle, une prouesse, un immense respect suscité.

Avec ce titre, ils débauchent l'étoile montante du songwriting pop, le maitre d'oeuvre d'Oasis Noel Gallagher qui vient apporter sa voix spatio temporelle et son sens aiguisé de la mélodie rock destructrice. Une song intemporelle qui voit s'entrechoquer break bit, big beat, psychédélisme et pop sur fond de rythmes, juste démentiels, qui déménagent tout sur leur passage.

Bienvenue dans le nouveau monde...

Vidéo à voir sur youtube: http://www.youtube.com/watch?v=gYCOCmfJiko

lundi 14 septembre 2009

Best Song Ever (épisode 43): Blue Monday par New Order

Revenons un peu en arrière et au début des années 80 pour l'émergence véritable de l'électro pop sous les assauts cruciaux des mythiques New Order. C'est tout de même incroyable que les trois survivants de Joy Division aient pu se remettre du suicide de leur leader Ian Curtis et réussir à former, après le groupe fondateur de la cold wave celui de l'electro pop... Renversant.

Avec Blue Monday tout est déjà là, en 1982: l'utilisation des boites à rythmes, des synthés, des séquenceurs mixés avec une basse et des sons purement électro. Le premier crossover réussi entre rock et electro, un son innovant, une démarche avant-gardiste, le début d'une nouvelle ère...

Ce titre a influencé et continue d'influencer toute une ribambelle d'artistes toujours à la recherche d'une sensibilité neuve portée vers l'avenir...

Un manifeste...

samedi 12 septembre 2009

Best Song Ever (épisode 42): Born Slippy par Underworld

Vous l'aurez compris avec l'épisode précédent, il est temps pour nous de larguer les amarres et de quitter les contrées pop et rock pour s'aventurer du coté des montagnes versatiles de la musique électronique. Et bien entendu on se doit de venir de suite à la rencontre des pionniers du genre qui ont su élaborer de subtiles passerelles entre rock et musique électro, qui ont permis à tant de monde de venir faire un petit séjour vers ces nouvelles terres en étant pris par la main et amené de l'autre côté, avec la possibilité de faire des allers retours ou bien de se perdre totalement dans ce nouvel eldorado.

Avec ce Born Slippy, extrait de la BO du cultissime film de Danny Boyle Trainspotting, Underwolrd signe une percée universelle qui va leur permettre de faire chavirer les dancefloors et de conquérir le monde avec un nouveau son qui va exploser en pleine euphorie mid 90's. Ca débute avec de superbes nappes de synthé rendant l'atmosphère irréelle avant que la voix pleine d'échos distordus ne vienne vous transporter plus loin et constituer le point de passage vers la techno des meilleurs night clubs. Une rythmique à couper le souffle, une énergie nouvelle hédoniste et jubilatoire.

Un grand moment.

A voir sur youtube la vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=TlLWFa1b1Bc ainsi qu'un live: http://www.youtube.com/watch?v=K7Pts7AljZQ&feature=related

mercredi 9 septembre 2009

Best Song Ever (épisode 41): Risingson par Massive Attack

Cette fois ci on change de planète pour ce quarante et unième volet de notre saga pour s'approcher de la parfaite fusion entre électro et rock ambiant, déviant sous influence cold wave et psychotropes par les maitres de Bristol Massive Attack.

Après deux premiers albums détonnant, au détour de l'amorce des années 90, qui vont inventer le son Trip-Hop à coup d'utilisation innovante et brillante des premiers samplers Massive Attack revient en 98 avec un troisième album déconcertant Mezzanine qui vient en pleine effervescence french touch éclater comme une bombe dynamitant les frontières entre musique par ordinateur et rock organique conventionnel.

Ambiance feutrée, inquiétante, vaporeuse, une tonne d'effets hallucinogènes, des backing vocals métallissées évanescentes, un beat lancinant et hypnotique, des arpèges qui se perdent dans l'espace... Une véritable claque sidérale, l'invention d'un nouveau son, l'atterrissage en douceur d'un ovni non identifié...

Du Grand Art...

A voir sur youtube:

mardi 8 septembre 2009

Best Song Ever (épisode 40): Without You I'm Nothing par Placebo

Le rock est vraiment une musique intrigante. C'est comme ci elle arrivait à décrire les émotions humaines les plus singulières, les plus enfouies, les plus troublantes. On reste du côté émotionnel intense avec ce quarantième chapitre et ce divin morceau de Placebo, issu de leur second album du même nom.

Sur ce second LP, le son de Placebo s'élargit, gagne en intensité ce qu'il perd en décharge brute. Ca démarre avec une guitare lente, plaintive et inquiétante qui donne le ton. Cette song s'écoute dans la pénombre, éclairé à la bougie jusqu'au refrain devastateur qui vient vous éblouir d'une lumière noire, chaude, nerveuse et enivrante.

Une déclaration d'une incomparable fragilité...

samedi 5 septembre 2009

Best Song Ever (épisode 39): The Drugs don't work par The Verve

On touche ici encore une fois à la quintessence pop, à cette manière de libérer des émotions intenses, profondes, de celles qui vous mettent à genoux, la larme à l'oeil, les sens en émoi, le coeur en offrande et la vie ressentie de manière absolue.

Avec leur troisième et sublime album Urban Hymns, The Verve signe un retour fracassant et obtient enfin l'immense succès qu'il méritait depuis plusieurs années. Noel Gallagher, à l'époque de Morning Glory, ne cessait de se répandre sur la haute estime qu'il avait de ce groupe et de son génial leader Richard Ashcroft. A tel point que le père Noel composera 'Cast No Shadow', sur le légendaire Morning Glory, en pensant à Ashcroft.

Cette song est d'une beauté déconcertante, à pleurer. Tout est ici à fleur de peau, l'intro des deux guitares acoustiques avec un léger et délicat accompagnement de violons vous emporte sans crier gare pour un voyage sans retour. La voix est poignante et transmets une immense émotion. Les paroles sont comme souvent à double détente et sujettes à maintes interprétations (Richard relaterait en fait le souvenir douloureux de la maladie de son père auquel les médicaments donnés ne le soulageaient plus...).

Quand on atteint ce niveau tout devient intemporel.

A voir sur youtube une superbe version chez Jools Holland: et une acoustique tout juste sublime: http://www.youtube.com/watch?v=LGDzMVPziDw

lundi 31 août 2009

La Légende s'écrit à Rock en Seine: Them Crooked Vultures en invité surprise

Rock en Seine 2009 restera dans la légende. Quoiqu'on puisse en dire, le couac de vendredi restera comme le moment où Oasis s'est disloqué, ici dans les loges de Rock en Seine, l'un des groupes majeurs de ces vingt dernières années s'est réuni pour la dernière fois...

Et hier, deuxième pas de légende. Etaient réunis sur scène pas moins que l'esprit de Kyuss/Queens of the Stone Age, de Nirvana et de Led Zeppelin... Oui vous avez bien lu, le groupe surprise du festival, présenté comme étant les Petits Pois dans le programme du festival, n'était autre que Them Crooked Vultures, le supergroupe formé par Josh Homme au chant et à la guitare (Kyuss, Queens of the Stone Age), Dave Grohl, bien sûr le batteur de feu Nirvana qui revient derrière les fûts pour la première fois depuis le mythique 'Songs for the Deaf' des Queens of the Stone Age, et un revenant: Jon Paul Jones, le bassiste du Led Zeppelin flamboyant.

Incroyable, mystique, un vrai rêve... Et on n'a pas été déçu, on a droit à un concert puissant, groovy avec forcément une section ryhtmique dantesque. C'était fabuleux de voir côte à côte un Dave survolté et tellement immense à la batterie (on se demande encore comment sa batterie a pu résister à de tels assauts) et un Jon revigoré, rajeuni par la force créatrice de deux autres légendes de ces 20 dernières années rock. J'ai un immense respect pour Josh Homme qui transforme en or tout ce qu'il touche (Kyuss, Queens of the Stone Age, les Desert Sessions, la prod sur le dernier Arctic Monkeys...). Il n'est pas avare en jam sessions, impro, collaboration rock tous azimuts. C'est beau de voir s'exprimer autant de passion, de puissance et d'envie.

Une baffe monumentale, un flot puissant irrésistible, un voyage à bord d'un train stoner rock groovy parti à toute berzingue, une émotion forte et trippante, un grand grand moment de rock cramé. Ce groupe est monumental car on a quand même à chaque poste le meilleur de sa catégorie, comme l'était le grand Led Zep... Them Crooked Vultures Led Zep des années 2010? On en rêve, on en redemande et on est trop heureux d'avoir assisté à l'écriture de la Légende. Décidemment Rock en Seine s'impose de manière Definitely... Maybe...

Le cas Oasis

Vendredi 28 aout 2009, une Guitare Gretsch vénérée par Noel Gallagher vole en éclat dans les loges de Rock en Seine sous les assauts de son frangin Liam... C'en est fini... Le groupe annule in extremis son passage à Rock en Seine, Noel quitte le groupe qui se dissout du même coup... La colère gronde, des milliers de festivaliers étaient venus uniquement pour voir le combo légendaire des lads de Man, pour la seule date à guichets fermés de ces trois jours de Rock en Seine. La déception est palpable, compréhensible et légitime.

Pendant que les fans sèchent leurs larmes, on assiste à un grand lynchage médiatique sur fond de Oasis ancien groupe à succès qui aura mis du temps avant d'en finir alors qu'ils ont déjà tout dit il y a plus de dix ans avec des articles franchement laids et presque insultants... Insultant déjà pour les nombreux fans. Ce sont souvent les mêmes qui affirment maintenant que seuls Definitely Maybe et Morning Glory étaient de bons albums qui encensaient le troisième album Be Here Now à sa sortie en 97, annonçant même un album meilleur que le précédent... Les vestes se retournent facilement... Et pourquoi, de manière triviale et inepte, vouloir comparer Oasis à Radiohead? Deux groupes diamétralement opposés aux aspirations divergentes! Bien sûr qu'en fan transi de Radiohead je m'étais pris à rêver, à la fin des nineties, à un album d'Oasis expérimental qui se serait engouffré sur le titre électro composé par Noel pour la BO du premier film X-Files. Mais voilà, Oasis reste un groupe rock de branleurs magnifiques et authentiques et c'est pour cela qu'on les adore.

Ils n'ont jamais triché, ils ont réussi à transmettre cette émotion viscérale qui vient des trippes, cette énergie romantique intense et sur d'elle même. Les songs d'Oasis c'est avant tout une célébration du présent, un voyage émotionnel partagé, une envie d'exister et de transmettre une putain d'energie salvatrice. Noel a sans doute été l'un des meilleurs songwriters des années 90. Bon allez, on concèdera peut-être aux esthètes du genre qu'il fait au moins partie du top 5. Qui peut se prévaloir d'avoir écrit des chansons légendaires et aussi évidentes que Live Forever, Whatever, Slide Away, Wonderwall, Supersonic, Don't Go Away, Don't look back in Anger? Des songs rock intrépides, lunaires et épiques comme Champagne Supernova, Columbia, Do you know What I Mean?, The Shock of the Lightning Des pop songs jubilatoires comme Go Let it Out, The Importance of being Idle ou encore Stand by Me? Et des Faces B exceptionnelles que beaucoup de groupes ne rêvent même pas d'écrire un jour comme Talk Tonight, The Masterplan ou Half the World Away?

Oasis c'était avant tout une honnêteté et une puissance émotionnelle d'une rare intensité qui éclataientt au grand jour lors de leurs concerts (ce qui explique qu'ils aient toujours rempli des stades même à des périodes moins prolifiques comme après la sortie du maillon faible de leur discographie Standing on the Shoulder of Giants).

Après deux premiers albums où comme le dit Noel il était en lévitation, le troisième Be Here Now finit une trilogie légendaire d'ascension vers les sommets avec toutes les éxagérations inhérentes à ce type d'escapade. Une prise continue et plus qu'excessive de Cocaine en studio donne à Noel des envies de grandeur, il souhaite continuer à surfer tout là haut et tente d'ériger une mur du son tout en strates inombrables de guitares saturées. Cet album va trop loin dans tout et aurait pu être le bande son de la décadence d'un empire flamboyant. il n'en reste pas moins qu'une pièce indispensable de la trilogie fondatrice. Standing sorti en 2000 est l'album sans idée, sans âme mais qui réussit tout de même à sortir deux titres introductifs brillants, avant que tout ne se tarisse malheureusement. Heaten Chemistry est un album de transition qui incropore pour la première fois en studio les deux nouveaux talentueux membres du groupe Andy Bell et Gem. Noel ouvre pour la seconde fois la porte aux compositions de ses comparses et Liam nous offre le fantastique 'Songbird' (après l'horrible Little James sur Standing...). Don't Believer the Truth marque le retour en grande forme qui trouvera sa plénitude sur 'Dig Out Your Soul' pour ainsi refermer la seconde trilogie du Groupe, celle de la reconquête.

A Rock en Sein on vient peut-être de perdre l'un des groupes majeurs de ces deux dernières décennies (combien de groupes se revendiquent d'Oasis aujourd'hui? Une véritable légion....). Bien sûr on pourra hurler à l'égoisme des frères Gallagher et le fait qu'ils avaient des obligations en venant à Rock en Seine... Oui, bien sûr, mais on rappelera que Oasis est un groupe de rock, pas une multinationale... Ils auront été honnêtes et directes jusqu'à bout. Maintenant on attendra avec impatience la sortie très attendue de l'album solo de Noel (des sad songs enjouées à la Neil Young?) et peut-être une reformation exemplaire dans 5 ou 6 ans d'un groupe majeurs des 90's et 00's.

A lire aussi, Best Song Ever (épisode 9): Live Forever
http://mindriotmusic.blogspot.com/2009/07/best-song-ever-episode-9-live-forever.html

jeudi 27 août 2009

Mind riot Music Friends: Radioactivism (O.S.E. Crew)

Here is a new category for Mind Riot Music's blog to celebrate and share great music from some of our friends. And this time we are starting with Radioactivism (O.S.E. Crew) who is diving into the sea of Trance Music.

He's definitely making fresh and inspiring Trance Music, when you're listening to these beats it's just like you're back in the good old days of emerging rave parties. It often starts with a very delicate and smooth introduction leading you to this twilight zone between dreams and reality and then you go with the flow for a psychedelic journey into the clouds of a terrific music (especially listen to Spiritual Vision).

It's great to hear such a brilliant debut in those times of poor music. There is something here, something like an emerging vision, a seed waiting to grow to give rise to some electro masterpiece. We can't wait to hear the following and what will become of this promissing beginning. An artist to follow.
You can listen to Radioactivism's songs here: http://www.myspace.com/radioactivism238

MRM Crew

End of Summer Playlist by Mind Riot 776

To continue and extend this great sunny summer 09, the best thing is to dive into the best tunes of the season by Mind Riot 776... Enjoy

1. Sonic Youth: What we know
http://www.youtube.com/watch?v=ZVlveLlgBs8
2. Dead Weather: Cut like a Buffalo
http://www.youtube.com/watch?v=hhPhV7Z7_3o
3. Wilco: The Song
http://www.youtube.com/watch?v=fxe1ZP5fjLg
4. Danger Mouse/Sparklehorse/Julian Casablancas: Little Girl
http://www.youtube.com/watch?v=0ZfgMrhUMGU
5. Kasabian: Where did all the love go?
http://www.youtube.com/watch?v=fuPK6KgSjno
6. Laurent Garnier: Gnanmankoudj
http://www.deezer.com/fr/#music/laurent-garnier/tales-of-a-kleptomaniac-371826
7. Martyn: Elder Street
http://www.myspace.com/martyndnb
8. Danger Mouse/Sparklehorse/Black Francis: Angel's Harp
http://www.youtube.com/watch?v=cl82U1KXmpI
9. The Horrors: Three Decades
http://www.youtube.com/watch?v=v4HfpEJ0tcg
10. The Warlocks: Standing between the lovers of hell
http://www.youtube.com/watch?v=k8aoLiRY7BU
11. Them Crooked Vultures: Gunman
http://www.youtube.com/watch?v=uetQ-_hSc2Q

Mind Riot 776

mercredi 26 août 2009

Best Song Ever (épisode 38): Bonny par Prefab Sprout

Après ce long périple vers la face cachée de la lune, il est temps de revenir vers les contrées pop et pour assurer un atterrissage sans risque on s'oriente sans hésiter vers les fantastiques Prefab Sprout. Leur leader, le génial Paddy Mc Aloon est le digne héritier de Lennon et Mc Cartney, il a cette incroyable capacité à écrire la pop song parfaite que tant d'autres n'arrivent même pas à rêver d'écrire.

Avec Bonny, extraite du monument qu'est leur second album, le brillamment nommé 'Steve Mc Queen', on touche à cette perfection, cette extase, cette pureté que seule la pop universelle des plus grands peut apporter. pas grand chose à dire, juste à écouter, c'est limpide, ca monte lentement, la voix est sublime, les paroles d'une grande finesse, la production est excellente, l'émotion ressentie est ultime... Et c'est comme ça tout le long de cet album entré dans le panthéon de la pop.

D'une beauté bouleversante.

A voir en live à Munich en 85: http://www.youtube.com/watch?v=zefR13phCKM
A lire sur ce blog la revue dithyrambique de 'Steve Mc Queen': http://mindriotmusic.blogspot.com/2008/07/steve-mc-queen-par-prefab-sprout.html

samedi 22 août 2009

Best Song Ever (épisode 37): Song 2 par Blur

On repart vers les versants festifs avec cette song version punk détonnante des sublimes Blur. Après avoir dépeint les tourments de la middle class 90's à sa sauce britpop et après avoir perdu la guéguerre avec les lads d'Oasis, Blur se lance avec délectation vers plus d'expérimentation et un regard ouvert tous azimuts vers le meilleur du rock indé de l'autre côté de l'Atlantique.

Ca a donné un triptyque grandiose (Blur-13-Think Tank) ou Blur se réinvente complètement et fait avancer la cause rock. Avec Song 2, extrait du génial, envoutant et barré album Blur de 97, on touche à l'énergie rock ultime, on assiste médusé à une déflagration sismique, au pogo version dance floor. Il faut voir la foule en délire, complètement hors d'elle même lorsque le refain du morceau retentit... Les paroles sont délirantes, ca explose, c'est l'extase, ca donne envie de sauter partout et de gueuler... WOOOOOOOUUUUUH HOOOOOOOUUUUUUUUUUUUU....

Une sacrée baffe, un morceau de pure jouissance...

A voir en live à Wembley en 99: http://www.youtube.com/watch?v=hfjOmE81yDc
Une version chez jools Holland en 2000: http://www.youtube.com/watch?v=ylYQeCys6S8
A lire également sur ce blog le concert de Blur à Fourvière en juillet 2009: fantastique: http://mindriotmusic.blogspot.com/2009/07/blur-fourviere.html

Best Song Ever (épisode 36): Stop par Black Rebel Motorcycle Club

Un nom à coucher dehors pour ce groupe fiévreux, noir et solitaire. BRMC, hommage à la bande de motards dirigée par Marlon Brando dans l'équipée sauvage, sent le bitume, la chaleur des longues routes désertiques de la Californie et la moiteur sous les perfectos en plein cagnard.

Dans le giron du démiurge Anton Newcombe des époustouflants Brian Jonestown Massacre, BRMC sert un rock cramé, psychédélique, noir et remplit d'une force vitale qui prend aux tripes. Extrait du second opus du combo, Stop est l'introduction parfaite et sincère pour mettre les choses au clair, après un solo de basse lourd et à propos le chant débute par un 'we don't like you we just want to try you' sorti de nulle part. Comme phrase introductive on aura fait mieux pour mettre l'auditeur à l'aise.

Ca a une pèche énorme, ca vous emporte dans un flot psyché endiablé, on en redemande, non on ne veut pas que cela s'arrête... 'We don't know where to stop'...

vendredi 21 août 2009

Best Song Ever (épisode 35): Hurt par Nine Inch Nails et aussi Johnny Cash

On reprend la route avec un nouveau monument et une fois n'est pas coutume la version originale troublante et sa reprise crépusculaire d'une beauté intense.

Trent Reznor a enregistré son album séminal 'The Downward Spiral' dans la maison même où Charles Manson avait sauvagement assassiné Sharon Tate... Certainement pour se rapprocher le plus possible du thème de son oeuvre: la démence, la folie, la chute... Un album saisissant, violent, un intense voyage du coté obscur de l'âme humaine qui se termine avec ce magnifique titre touchant sur la douleur personnelle: 'what I have become my sweetest friend', 'I focus on the pain, the only thing that's real'... Troublant, touchant et comme Pornography, la lueur d'espoir, le chemin de la rédemption ose se montrer, au loin...

La reprise qu'en a faite le légendaire Johnny Cash sur la série testamentaire American Recordings produite par le génial Rick Rubin qui a réussi à faire redécouvrir à Cash et au reste du monde sa force la plus vive, son intérieur profond est fabuleuse. Et il chante cette chanson comme si c'était la sienne, comme si sa vie en dépendait... Magnifique, une leçon...

lundi 17 août 2009

Best Song Ever (épisode 34): When You Sleep par My Bloody Valentine

Partons maintenant sur les cimes du rock stratosphérique des cultissimes My Bloody Valentine. Auteurs au détour des années 80/90 de deux albums transcendantaux qui définissèrent à eux seuls les règles de la noisy pop, du sheogazing et du rock atmosphérique, leur leader cramé Kevin Shields s'était perdu dans les affres d'un impossible successeur jamais achevé au mystique Loveless qui a influencé gravement une flopée de musiciens.

De manière inattendue et inespérée, on retrouvait My Bloody Valentine réuni pour une série de concerts tonitruants en 2008 (lire le compte rendu du concert du Zenith sur ce même blog: http://mindriotmusic.blogspot.com/2008/07/rsurrection-apocalyptique-de-my-bloody.html). Et on se met à rêver d'une sortie possible d'un nouvel opus qui terminerait la trilogie entamée il y a 20 ans.

When You Sleep, dépeint l'univers pictural impressionniste que le son du groupe engendre. Des strates de guitares saturées travaillées à l'extrême, des voix perdues, adoucies et comme sifflotées dans du coton, des claviers spatiaux venant rehausser l'effet mélodique pour donner à l'ensemble un caractère rêveur, enjoué, cramé, surréaliste...

Presque 20 ans après, Loveless reste toujours unique et ce morceau, comme le reste de l'album, a du être composé sur Mars. Un groupe Enorme...

Et un de la dernière tournée: http://www.youtube.com/watch?v=rCt2Ic8N8s8

dimanche 16 août 2009

Best Song Ever (épisode 33): It's So Easy par Guns N' Roses

Trente Troisième étape, nombre symbolique et donc final potentiel pour notre aventure...! Mais que nos amis lecteurs se rassurent, on en a pas fini et on repart sur la route, au moins jusqu'au prochain nombre emblématique...

On poursuit le chemin du rock pur et dur par une escale vers les monstrueux Guns 'N Roses première époque (l'album, arlésienne du rock, sorti l'année dernière n'est ni plus ni moins qu'un album solo d'Axl Rose) où le groupe comprenait encore deux compositeurs géniaux Axl Rose et Izzy Stradlin. Les Guns ca avait de la gueule quand même: un chanteur atypique à la voix monumentale de puissance dans les aigus, un guitariste rythmique hors pair Izzy Stradlin, un soliste devenu légendaire Slash, un bassiste punk Duff Mc Kagan puis l'ajout par la suite du batteur de The Cult Matt Sorum.

It's So Easy, extrait du premier LP du groupe datant de 1987 'Appetite for Destruction' qui donna un bon coup de pied au cul du rock FM passant à la radio à l'époque, est le brulot incendiaire qui caractérise le mieux le groupe. Une petite intro de basse chaloupée, un riff rock dévastateur, deux guitares se répondant de manière magistrale, une voix inquiétante, un solo rock swinguant à souhait et des paroles tellement j'm'en foutiste, tellement Guns...

Allez y poussez le volume...

samedi 15 août 2009

Best Song Ever (épisode 32): En route pour la Joie par Noir Désir

Nous voilà enfin de retour en France pour ce trente deuxième passage avec ce qui reste le meilleur groupe rock qu'a engendré l'hexagone: Noir Désir. Groupe fantastique dans la lignée des grands du rock ayant toujours su garder son intégrité, son envie de défrichage et a su produire de grands albums rock aux textes volontaires et admirablement bien ciselés.

Ca commence par des gémissements puis entre en scène une voix spectral déclamatrice et là c'est l'assommoir: un riff dantesque, écorché, corrosif... Un pur moment de rock indé. Le texte est brillant, engagé, subversif et prouve une nouvelle fois que le français peut swinguer rock.

C'est décalé, incisif, ambitieux et transmets une énergie énorme. Un grand morceau de bravoure rock tout simplement...

A voir en live au transbordeur de Lyon en 93:

vendredi 14 août 2009

Best Song Ever (épisode 31): No One Knows par Queen of the Stone Age

Encore un morceau fantastique de rock cramé avec le heavy bluesy stoner hymne de la bande à Josh Homme: No One Knows. Extrait de leur gargantuesque troisième album 'Song for the Deaf' qui voit Dave Grohl revenir à la batterie pour la première fois sur disque depuis Nirvana. Fers de lance du rock Stoner (rock lourd et psychédélique) qui sonne comme une traversée des déserts californiens, ca sent la chaleur, le lourd, le souffre, le cramé et on y passe à toute barzingue en Harley ou avec une grosse américaine qui consomme bien.

Josh Homme était déjà le maitre artificier de feu le cultissime Kyuss, le groupe défricheur du rock Stoner et avec Queens of the Stone Age il a fondé ni plus ni moins que l'un des plus grands groupes rock de la décennie 2000. Sans concession, sans états d'âme c'est puissant, lourd, ca swingue, c'est toujours innovant et ca fout la patate... Un groupe indispensable, un personnage incontournable qui va même produire en partie le prochain Arctic Monkeys... On attend ça avec impatience.

No One Knows c'est un savant mélange de rock Stoner, de blues, de heavy metal, le tout enrobé dans un délice de swing et de percussion. Un grand titre.
A voir un live monumental aux eurockeennes en 2005 avec une sublime digression bluesy au milieu du morceau... Un moment énorme à vivre en live...

jeudi 13 août 2009

Best Song Ever (épisode 30): 4th of July par Soundgarden

Là on repart avec du lourd, du très lourd. Extrait de Superunknown le magnifique quatrième album de Soundgarden qui leur apporta une reconnaissance mondiale tant méritée (on rappellera au passage que Kurt Cobain avait pour habitude de souvent revetir un t-shirt de Soundgarden lors des premiers concerts de Nirvana), 4th of July tourne autour d'un riff lent d'une puissance assommante et dévastatrice qui pose une ambiance de plomb. On pourrait presque sentir l'odeur de cramé de l'incendie de la réserve indienne que Chris Cornell relate. Ce quatrième opus est brillant et d'une grande richesse.

Ce morceau est d'une beauté noire, d'une énergie sinueuse, d'une puissance sourde incommensurable. L'atmosphère qu'amène le morceau est vraiment particulière, la voix de Cornell est comme en apesanteur au dessus du vide sombre projeté par les guitares. Le solo de Kim Thayil est comme sorti de nulle part et nous vrille les tympans.

Du Stoner avant l'heure, du grand art...
Et en live en 96 à Stockholm: http://www.youtube.com/watch?v=OR-T0T9vgRs

mercredi 12 août 2009

Best Song Ever (épisode 29): Killing in the Name par Rage Against The Machine

Putain quelle baffe, lorsque ce single est sorti au début des années 90 ce fut un véritable électrochoc, certainement le plus gros choc depuis les Sex Pistols et il faut bien dire que depuis il n'y a pas grand chose qui est venu bouleverser notre petite tranquillité...

Killing in the Name, titre issu du premier album éponyme du groupe est une bombe, sonique tout d'abord, ce mélange fusion de rock, de rap avec une basse omniprésente, des paroles rappées, une batterie heavy metal et ce son de guitare unique de Tom Morello, maitre incontestable de la pédale whammy qui procure ces sons aigus complètement fous qui partent en vrille. Une vraie innovation sonore...

Et que dire des paroles politisées et extrêmement engagées du groupe. Ils tentent d'éveiller les consciences, de dénoncer la confiscation du pouvoir (notamment américain) par une certaine élite, le système de sur-consommation dans lequel on nous enterre et nous anesthésie ou toute forme d'endoctrinement religieux ou politique. Que l'on adhère ou pas au discours on ne peut que s'incliner devant la pertinence de l'énergie dégagée, de l'authenticité revendiquée, de l'engagement proclamé en étendard.

Excitant, jubilatoire et sensé...

A voir un live de 93: http://www.youtube.com/watch?v=8de2W3rtZsA
Et à lire sur ce blog RATM à Rock en Seine en 2008: http://mindriotmusic.blogspot.com/2008/09/ratm-rock-en-seine.html

Best Song Ever (épisode 28): God Save the Queen par les Sex Pistols

Quittons pour un moment les contrées sombres pour s'attaquer au versant politique du rock, et l'on ne pouvait bien entendu passer sous silence l'explosion punk des mid 70's qui dynamita le rock, balaya les dinosaures et permit l'éclosion de nombreux mouvements (cold wave, no wave, post-punk... etc) tous bercés par la philosophie do it yourself caractérisant le mouvement punk.

Avant tout le punk fut une expression de liberté, l'envie d'exprimer spontanément et de manière viscérale une énergie en profond désaccord avec l'establishment. Les Sex Pistols ont réussi la prouesse de faire exploser le mouvement à la face de l'immobilisme dès 76 (ils ont aussi suscité de nombreuses vocations comme pour les quatre futurs Joy Division..). 'God Save the Queen, her fascist regime...' on peut difficilement faire plus provocateur. Les Pistols sont là pour foutre le bordel et donner un énorme coup de pied dans la fourmilière.

Cette énergie ravageuse, cette envie d'en découdre, cette pulsation sauvage est un réel bonheur, une bouffée d'oxygène salvatrice et régénératrice. En 2009, dans un climat musical fade et atrophié c'est bien d'un mouvement punk que l'on aurait besoin pour créer une explosion qui remettrai en pleine lumière les artistes novateurs, les labels indé explorateurs, les passionnés...

NOOOOO FUTUUUUUUUUREEEEEE FOR YOUUUUUUUUUUUUU

A voir sur youtube: http://www.youtube.com/watch?v=ejI43dQSlDM

mardi 11 août 2009

Best Song Ever (épisode 27): World War 24 par Ryan Adams

On va maintenant s'étrenner sur les champs de la mélancolie, du mal être et de la dépression... Waouh quel joli programme, mais on va faire celà avec classe, authenticité et retenue...! Refusé par sa maison de disques qui trouvait le projet trop déprimant et y voyait un suicide commercial, Ryan Adams enregistre en quelques jours un album censé les combler: Rock & Roll pour obtenir de Lost Highway une sortie en deux Ep du disque recalé: Love is Hell.

La première partie de Love is Hell sortira le même jour que Rock & Roll. Le second volet sortira quant à lui un mois plus tard en décembre 2003. Suite au succès des 2 Ep, Lost Highway décidera finalement de commercialiser uen version assemblée du disque...

Love is Hell est le projet majestueux de Ryan Adams pour décrire la mélancolie, la futilité de l'existence, la douleur de la perte de l'être aimé ou du probable échec de la quête amoureuse...

Sur Love is Hell part 1 se trouve la reprise acoustique et troublante du Wonderwall d'Oasis. Cette version tout en retenue, en émotion est sublime. Tous les morceaux sont à fleur de peau, une immense émotion se dégage de chaque titre, on avait rarement aussi bien mis en musique le sentiment de perte de contrôle suite à l'occurrence d'un évènement malheureux...

Au final, plus que de le déprimer, Love is Hell réconfortera l'auditeur transi qui n'aura de cesse d'entrevoir avec ces quelques chansons la beauté éphémère e et triste du moment présent... World War 24 est en la plus belle expression, on démarre avec un arpège de guitare cristallin sublime relevé par une basse ronde et poignante, un chant aérien, un refrain en deux temps qui nous mène au delà de l'obsession initiale.

De toute beauté...


lundi 10 août 2009

Best Song Ever (épisode 26): Seek & Destroy par Metallica

Coté sombre quand tu nous tiens! Continuons notre exploration du versant occulte avec des maitres en la matière: les four horsemen de Metallica. Extrait d'un premier album au nom on ne peut plus évocateur (et provocateur) Kill them all!!! Seek & Destroy est un morceau de trash metal devenu légendaire pour ces riffs incisifs et dévastateurs, son solo final magistral et ses paroles apocalyptiques à souhait qui définissent complètement ce style de musique...

'Searching, seek and destroy', on a pas à faire à des petits joueurs et ca s'entend. Titre incontournable de leurs prestations scéniques ce morceau de bravoure reste un moment clé du set et avec le raffermissement dans les graves de la voix de James Hetfield au fil des ans et à force de surconsommation d'alcool, la chanson prend une vraie dimension ténébreuse. Une ambiance particulière s'installe, pleine de rage, d'une énergie brute qui vous explose à la face, d'une noirceur maitrisée à laquelle on adore se confier, une exploration jouissive de notre côté sombre...

Un passage obligé sur notre chemin, versant nord et obscur de la montagne...

A voir une version dantesque live à Seattle en 89:
Et une autre de 93 en Argentine avec Jason Newsted au chant: